Ce pourrait être un cas d’école. Malgré des ventes record, moins d’un pourcent des véhicules neufs immatriculés en 2015 en Belgique roulaient à l’électricité.

1.771 véhicules électriques neufs ont été immatriculés en 2015. C’est 1.619 de plus qu’en 2008, année à partir de laquelle les chiffres sont disponibles. Autrement dit, en sept ans, les ventes ont bondi de 1065% !

Malgré une petite baisse lors de la suppression des aides fiscales fédérales en 2013, les ventes ont continué à progresser. Difficile de savoir si le marché était assez mature pour prospérer sans aides extérieures ou si les subventions mises en place de manière bien différentes selon les Régions ont compensé l’arrêt du coup de pouce fédéral.

Malgré cette progression impressionnante, les ventes des voitures électriques, de même que celles des voitures hybrides, ne rivalisent pas, et de loin, avec celles des autres carburants (essence, diesel, LPG, bioéthanol, etc.).

Mathématiquement, ces chiffres s’expliquent. Partant de seulement 152 véhicules électriques immatriculés en 2008, il est facile de constater une augmentation considérable. Les voitures électriques sont en fait le lièvre face à la tortue. Le lièvre part à la vitesse de l’éclair, bien plus vite que la tortue, mais avec trop de retard. La différence de rapidité est frappante, mais cela ne signifie pas pour autant que le lièvre a dépassé la tortue : les combustibles traditionnels. Ceux-ci se sont vendus de manière relativement stable, sur la même période.

Bref, « rien ne sert de courir ; il faut partir à point ».

Meet the data

Données des immatriculations de véhicules neufs, toutes catégories confondues, entre 2008 et 2015.

Les « véhicules électriques » sont ceux qui roulent totalement à l’électricité. Les mix électricité / autre carburant sont catégorisé « hybride ». Les autres carburants (essence, diesel, LPG, hydrogène, bioéthanol, etc.) sont repris sous la dénomination « carburants classiques ».