Maxime Delrue

Curieux de tout, voyageur, parfois photographe, souvent un peu geek, journaliste en devenir.

Category: Outils

Google pour les journalistes: le copion

Capture d'ecran de l'infographie Google

Google est un outil puissant. Mais certaines de ses capacités sont parfois méconnues.

Pour tirer le meilleur de Google Search, j’ai compilé les opérateurs que j’utilise le plus souvent dans un fichier conçu pour être imprimé -et donc affiché- en A3. C’est téléchargeable et réutilisable à souhait.

Plus d’infos sur les possibilités de Google Search ici, ou encore .

Pour les paresseux ou les distraits, il y a aussi Google Advanced Search.

Bruxelles Mobilité modernise son portail Open Data

Capture d'écran de la page d'accueil du portail open data de Bruxelles Mobilité

Portail open data de Bruxelles Mobilité

La nouvelle année rime avec ravalement de façade chez Bruxelles Mobilité. L’agence régionale chargée du transport en Région bruxelloise a modifié de fond en comble son portail open data.

Bruxelles Mobilité dispose depuis longtemps de nombreuses données en libre accès. Alors que Stat Bel ouvrait son portail open data en octobre dernier, du côté de l’administration bruxelloise, on préparait -déjà- une deuxième mouture de http://data-mobility.irisnet.be/.

Au programme, de nombreux fichiers géocodés comme l’ensemble des voiries régionales, les arrêts Collecto, les parkings de transit ou encore les tunnels de la capitale:

La plateforme permet de se créer un compte afin de s’abonner à des groupes thématiques (vélos, sécurité routière, etc.) ou à des organisations (uniquement Bruxelles Mobilité, pour l’instant). Le tout souffre d’un problème majeur : aucune publicité n’a été réalisée autour du site, personne n’est abonné à quoi que ce soit et pour l’instant, la plateforme ressemble surtout à une ville fantôme… Un projet qu’on espère pas mort-né.

 

StatBel lance un portail open data

Capture d'écran du portail Open Data de la Direction générale Statistique

Un portail open data de plus en Belgique. Pour l’instant modeste, il est amené à s’étoffer dans les prochains mois.

La Direction générale Statistique du SPF Economie a lancé cette semaine son portail Open Data. StatBel est pourtant déjà un bon élève et une source fiable dans le paysage des données en Belgique. L’intérêt de cette nouvelle plateforme est de regrouper au même endroit des fichiers téléchargeables en formats ouverts. Pour le reste, les informations sont les mêmes que celles déjà accessibles sur le site général de StatBel.

Pour l’instant assez pauvre, le portail est amené à s’étoffer. Seuls le recensement de 2011, quelques données générales sur la population et l’occupation du sol sont actuellement disponibles.

Malgré un pas dans le bonne direction, on regrettera que ce portail ne soit qu’un site de plus. Entre les portails régionaux, ceux des ministères et bientôt celui du fédéral, un peu de concertation ne pourrait pas faire de mal.

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Le Conseil des ministres approuve un plan open data 2020

Dans l’actualité

La destruction du viaduc Reyers commencera le 31 octobre. Bien d’autres projets sont en cours sur la deuxième couronne de Bruxelles. Avec quelle cohérence ?

Deux semaines à L’Echo : des données, de la patience et une histoire belge

J’ai posé mon sac chargé d’idées et d’envies à L’Echo pendant deux semaines. Retour sur les leçons tirées après neuf jours 100% data.

Tout d’abord, le data journalisme reste difficile à exercer en Belgique. Et pour cause, les données restent souvent compliquées à obtenir. Parfois pour de bonnes raisons, comme la protection de la vie privée. Parfois pour de moins bonnes raisons. « On ne sait pas vous les transmettre ». Mouais…

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Le Conseil des ministres approuve un plan open data 2020

D’ici 2020, la Belgique devrait être à la pointe en matière de données ouvertes. C’est en tout cas le souhait du gouvernement fédéral qui a adopté, en Conseil des ministres, un projet de loi en ce sens.

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Ressources pour les situations d’urgence à l’heure du numérique

Le crash du vol 4U9525 de Germanwings, l’attentat au siège de Charlie Hebdo ou l’incendie d’une immeuble dans East Village à New-York. Tous sont des évènements aussi tragiques qu’imprévus. Ils produisent un nombre invraisemblable de réactions sur les réseaux sociaux. Des messages qu’il faut savoir décoder, recouper et sélectionner.

Ces messages produits par monsieur et madame tout-le-monde, on les appelle des UGC, des User Generated Content. Ils viennent en grande partie de Twitter, mais pas seulement.

Que faire pour ne pas gaffer ? Quels outils utiliser pour vérifier la véracité de ces contenus ? Le Centre Européen de Journalisme a publié, en version papier et électronique, son Verification Handbook. Une centaine de pages, des cas d’école et des témoignages de journalistes issus de diverses rédactions à travers le monde. Un bon point de départ pour mettre sur pied un processus de vérification mais aussi des conseils pour faire face aux images parfois choquantes qui peuvent nous arriver d’un peu partout. Malgré tout, certaines questions restent centrales : comment vérifier un lieu ou une identité ? Comment vérifier qu’une photo montre bien ce qu’elle prétend montrer ? Comme vérifier la crédibilité d’une source ?

Attention spoiler : rien de bien nouveau. Une bonne partie du processus de vérification est fait de contacts avec des sources et des coups de téléphone. Du journalisme à l’ancienne.

Mais nous sommes en 2015 et « l’internet est ton ami ». Voici quelques-un des outils, tirés du Verification Handbook, qui peuvent s’avérer utiles.

1/ TinEye et Google Search by Image

Outils incontournables quand on se retrouve face à une photo sur les réseaux sociaux. Ils permettent de déterminer si une photo a déjà été postée dans le passé et donc si elle est originale. Attention aux faux résultats négatifs ! Il faut le temps que les images soient indexées aux banques de données. Il est possible que ces applications ne trouvent rien malgré que la photo ait été postées quelques heures auparavant. Il faut donc rester vigilant.

2/ WHOis.net

Permet -parfois- de connaitre le propriétaire d’un site web. Utile pour vérifier qu’un site n’a pas été créé récemment pour faire de la désinformation. Les résultats ne sont pas toujours concluants, en fonction de l’habileté du propriétaire à préserver ou cacher son identité.

3/ GeoSocial Footprint

Nous postons parfois des tweets géolocalisés. Cette webapp vous permet de tous les retrouver. Un élément de plus dans votre enquête.

Capture d'écran de GeoSocial Footprint

Ces outils, et tout ceux présentés à la fin du Handbook, ne sont que des pistes. Ils ne constituent pas un réponse infaillible dans toutes les situations. Mais ils sont une aide précieuse qui permet de grappiller des indices qui permettront de répondre à la seule question véritablement importante dans des situations d’urgence : Est-ce que cette information est assez fiable pour être prise en considération et éventuellement diffusée ?

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