Le crash du vol 4U9525 de Germanwings, l’attentat au siège de Charlie Hebdo ou l’incendie d’une immeuble dans East Village à New-York. Tous sont des évènements aussi tragiques qu’imprévus. Ils produisent un nombre invraisemblable de réactions sur les réseaux sociaux. Des messages qu’il faut savoir décoder, recouper et sélectionner.

Ces messages produits par monsieur et madame tout-le-monde, on les appelle des UGC, des User Generated Content. Ils viennent en grande partie de Twitter, mais pas seulement.

Que faire pour ne pas gaffer ? Quels outils utiliser pour vérifier la véracité de ces contenus ? Le Centre Européen de Journalisme a publié, en version papier et électronique, son Verification Handbook. Une centaine de pages, des cas d’école et des témoignages de journalistes issus de diverses rédactions à travers le monde. Un bon point de départ pour mettre sur pied un processus de vérification mais aussi des conseils pour faire face aux images parfois choquantes qui peuvent nous arriver d’un peu partout. Malgré tout, certaines questions restent centrales : comment vérifier un lieu ou une identité ? Comment vérifier qu’une photo montre bien ce qu’elle prétend montrer ? Comme vérifier la crédibilité d’une source ?

Attention spoiler : rien de bien nouveau. Une bonne partie du processus de vérification est fait de contacts avec des sources et des coups de téléphone. Du journalisme à l’ancienne.

Mais nous sommes en 2015 et « l’internet est ton ami ». Voici quelques-un des outils, tirés du Verification Handbook, qui peuvent s’avérer utiles.

1/ TinEye et Google Search by Image

Outils incontournables quand on se retrouve face à une photo sur les réseaux sociaux. Ils permettent de déterminer si une photo a déjà été postée dans le passé et donc si elle est originale. Attention aux faux résultats négatifs ! Il faut le temps que les images soient indexées aux banques de données. Il est possible que ces applications ne trouvent rien malgré que la photo ait été postées quelques heures auparavant. Il faut donc rester vigilant.

2/ WHOis.net

Permet -parfois- de connaitre le propriétaire d’un site web. Utile pour vérifier qu’un site n’a pas été créé récemment pour faire de la désinformation. Les résultats ne sont pas toujours concluants, en fonction de l’habileté du propriétaire à préserver ou cacher son identité.

3/ GeoSocial Footprint

Nous postons parfois des tweets géolocalisés. Cette webapp vous permet de tous les retrouver. Un élément de plus dans votre enquête.

Capture d'écran de GeoSocial Footprint

Ces outils, et tout ceux présentés à la fin du Handbook, ne sont que des pistes. Ils ne constituent pas un réponse infaillible dans toutes les situations. Mais ils sont une aide précieuse qui permet de grappiller des indices qui permettront de répondre à la seule question véritablement importante dans des situations d’urgence : Est-ce que cette information est assez fiable pour être prise en considération et éventuellement diffusée ?